Lundi 22 mars 2021

Carnaval à Marseille : neuf interpellations, Beauvau dénonce un rassemblement "inacceptable"

AFP - Christophe SIMON

Le carnaval organisé dimanche à Marseille en dépit des restrictions sanitaires contre le Covid-19 est "totalement inacceptable", a déclaré lundi la porte-parole du ministère de l'Intérieur qui a fait état de neuf interpellations et de plusieurs "dizaines de verbalisations".

"C'est tout à fait inacceptable alors que tous les Français font des efforts, s'adaptent, s'organisent pour respecter au maximum les différentes réglementations qui ont lieu pour lutter contre cette épidémie, on voit un certain nombre de fêtards qui ont, dans l'irresponsabilité totale, participé à ce carnaval", a réagi Camille Chaize sur Franceinfo, à propos de ce carnaval qui a rassemblé 6.500 personnes pour la plupart non-masquées.

"Il y a eu plusieurs dizaines de verbalisations, des interpellations au nombre de neuf, des garde-à-vue sont encore en cours et je crois savoir qu'il y a actuellement des liens avec le procureur de la République pour judiciariser au maximum", a-t-elle ajouté.

"C'est totalement inacceptable et c'est l'indignation qui règne aussi chez nous au ministère de l’Intérieur", a ajouté Mme Chaize.

A la question de savoir pourquoi les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues en amont, elle a répondu : "la dispersion de la foule a eu lieu à 18H, en terme d’ordre public on attend toujours le moment où on peut intervenir sans causer de troubles : il y avait là des familles, on n’utilise pas des armes de force intermédiaire contre des familles et un public festif".

"Donc on a attendu le bon moment et notamment le moment où (ont débuté) des dégradations contre un manège et contre différents mobiliers urbains", a-t-elle ajouté.

Invitée sur Sud Radio, la secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse Sarah El Haïrya a considéré que la tenue de ce carnaval "ce n'est pas sérieux".

"Ce n'est pas le moment de baisser la garde, de ne pas faire ces efforts : il y aura évidemment la recherche pour savoir qui a fait quoi et quelle est la responsabilité de chacun", a-t-elle ajouté, dénonçant des "images scandaleuses".