Vendredi 29 janvier 2021

Castex dans le "quartier de reconquête républicaine" de Grigny avant un comité interministériel à la Ville

Le Premier ministre Jean Castex s'est rendu vendredi matin à l'unité départementale de la sécurité publique de Grigny (Essonne), dans un "quartier de reconquête républicaine" (QRR), peu avant un comité interministériel à la Ville organisé dans cette commune au sud de Paris, à trois jours du Beauvau de la sécurité.

Accompagné de la ministre chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa, de la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon et de la ministre déléguée à la Cohésion des territoires Nadia Hai, Jean Castex est arrivé aux alentours de 8H15 dans cette unité de la sécurité publique de ce "QRR" qui s'étend sur Grigny et Viry-Châtillon et comprend les quartiers de Grigny 2 et La Grande borne.

"On est dans un département marqué par la violence sous toutes ses formes", a souligné le directeur départemental de la Sécurité publique Thierry Ferré, en évoquant des "phénomènes d'affrontements entre bandes récurrents" "et la violence dans la sphère privée, notamment "intrafamiliale".

Il a noté une tendance "à la hausse sur toutes les violences" avec des "policiers particulièrement touchés".

Le Premier ministre a fait valoir quelques statistiques: depuis la création de ce "QRR" en 2019, 40 trafics ont été neutralisés, la délinquance générale a baissé de 14%, celle du quotidien de 6% et les violences urbaines à La Grande borne de 30%.

Le maire (PCF) de Grigny, Philippe Rio, également présent, a souligné le bénéfice d'avoir eu une dizaine d'agents en plus mais a demandé "des moyens humains" supplémentaires.

Un agent a expliqué que si la situation s'est "un peu" améliorée avec le QRR, "en face ils s'adaptent", et a regretté que "la réponse pénale derrière" ne suive pas.

"Je retiens: il faut vous former. Et travailler sur la suite (la réponse pénale, NDLR)", a dit le Premier ministre.

Jean Castex devait ensuite se rendre dans la cité éducative de la Ferme Neuve et au centre de formation et de professionalisation de la commune, avant un comité interministériel à la Ville prévu à 11H00.

Ce déplacement intervient trois jours avant le "Beauvau de la sécurité" lundi, grande concertation nationale voulue par Emmanuel Macron en pleine polémique sur les violences policières, avec l'objectif d'aboutir à une loi sur la sécurité intérieure avant la présidentielle.