Lundi 15 mars 2021

Covid-19: dans une Ile-de-France "en sursis", Pécresse exhorte au télétravail

AFP/Archives - ERIC PIERMONT

La présidente (Libres!) de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a estimé lundi que sa région était "en sursis" à cause d'une "troisième vague très violente" du Covid et a exhorté les Franciliens à télétravailler plus massivement pour freiner l'épidémie.

Face à l'hypothèse d'un reconfinement, l"'Île-de-France est clairement en sursis" car "le variant anglais, majoritaire, n'est pas seulement plus contagieux, il est aussi plus mortel", et "nos capacités de réanimation sont saturées", a expliqué sur France 2 Mme Pécresse.

"C'est au gouvernement de décider" mais "aujourd'hui, on ne peut plus rien exclure" et "en responsabilité, si les mesures sont justifiées, si elles sont proportionnées et accompagnées, je ne m'y opposerai pas", a-t-elle ajouté.

"Je comprends la lassitude immense de tous les Français face à cette pandémie qui n'en finit pas mais nous sommes l'objet d'une troisième vague très violente qui va prendre des vies et il faut freiner", a-t-elle justifié, en demandant aussi au gouvernement "d'accélérer la vaccination dans tous les départements" les plus touchés.

Elle a "exhorté les Franciliens qui peuvent ne pas aller travailler cette semaine à télétravailler", car "aujourd'hui le télétravail n'est pas suffisamment pratiqué". "A l'automne, il y avait 30% de personnes seulement dans les transports; aujourd'hui, il y en a 55 %", a-t-elle regretté.

L'eurodéputé EELV Yannick Jadot a pour sa part estimé sur RTL qu'"aujourd’hui on perd le contrôle de la situation, notamment en Ile-de-France".

"Je n’ai pas d’avis à ce stade sur quel type de mesures plus strictes (il faudrait mettre en oeuvre, NDLR) puisque nous ne sommes pas associés aux décisions et nous n’avons pas à ce stade une évaluation complète, sérieuse" de "l’impact des confinements le week-end", a regretté le potentiel candidat à la présidentielle de 2022.

Interrogé sur la possibilité de confiner le week-end plus largement, il a toutefois estimé que "si on doit y arriver, il faut y arriver", même si "personne n’a envie d’être confiné".