Dimanche 07 mars 2021

Covid-19: Véran s'engage à poursuivre le coup d'accélération de la vaccination

Le coup d'accélération donné à la vaccination contre le Covid-19 va se poursuivre après les injections de masse de ce week-end, a assuré le gouvernement dimanche, chiffrant à plus d'un demi-million les vaccinations faites sur trois jours, depuis vendredi.

"A chaque fois qu'un vaccin est disponible sur notre territoire, il faut qu'un Français soit vacciné, que ce soit le lundi, le dimanche, il faut que les vaccins puissent être proposés le plus vite possible", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran après avoir visité deux centres de vaccinations à Tourcoing (Nord).

Alors que les livraisons de vaccins vont continuer d'augmenter "pour atteindre en avril parfois des fois 5, fois 6, en terme de quantité" par rapport à ces dernières semaines, l'organisation des centres de vaccination - en taille et nombre - sera "adaptée" en conséquence, a-t-il indiqué.

Dans un autre centre de vaccination, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), il s'était auparavant félicité que l'"effort exceptionnel" du week-end ait permis de réaliser samedi 220.000 injections "contre 80.000-85.000 habituellement les samedis".

"585 000 Français ont été vaccinés depuis vendredi. Une nouvelle étape dans notre bataille contre le virus a été franchie ce week-end", a de son côté tweeté en fin d'après-midi le Premier ministre Jean Castex.

A l'autre bout de la France, le maire LR de Nice Christian Estrosi a salué "une prouesse logistique" avec la vaccination sur la métropole de 12.800 personnes ce week-end.

"J’ai le sentiment que l’addition des mesures de confinement et de vaccination va conduire à une baisse de la circulation virale suffisamment significative pour ne plus avoir besoin de reconfiner la population lors des prochains week-ends", a-t-il escompté.

Tant à Nice que dans le Dunkerquois, les autorités vont devoir trancher sur une reconduction ou non des confinements imposés pour deux week-end, jusqu'au 7 mars.

Mettant en avant un "engouement qui monte chez les soignants" pour se faire vacciner, M. Véran s'est aussi dit "convaincu que le taux d'adhésion à la vaccination des soignants rejoindra le taux général des Français".

Dans une lettre diffusée vendredi, il avait appelé les soignants à se faire vacciner "rapidement" au nom de la "sécurité collective", un appel repris dimanche par sept ordres des professions de santé. Dans un communiqué, ces ordres soulignent qu'il s'agit d'un "devoir déontologique".

Interrogé sur l'éventualité de rendre obligatoire la vaccination pour les soignants, M. Véran a indiqué privilégier "pour l'instant le dialogue et la conviction".

Il a déploré que le vaccin AstraZeneca pâtisse d’une "mauvaise image", alors qu’il est "sûr et hyper efficace".

En matière de dotation territoriale, "lorsqu'il y a une inéquité qui se crée, quelles qu'en soient les raisons, nous devons évidemment la corriger", a-t-il aussi relevé, alors que les apports de vaccins ont été renforcés dans les Hauts-de-France après que de nombreux élus eurent dénoncé un retard.

Le ministre a justifié les quatre week-end de confinement imposés en mars au Pas-de-Calais par une "tendance épidémique élevée" associée à une "tension hospitalière et en réanimation au même niveau qu’au cours de la deuxième vague".

"En Seine-Saint-Denis, le taux d'occupation hospitalier est un peu différent (…) et il y a la réalité territoriale. Si vous confinez la Seine-Saint-Denis, vous confinez l'Ile de France", a-t-il affirmé en réponse aux critiques sur un traitement discriminatoire infligé au Pas-de-Calais.

"Pour "rattraper le retard sur les Hauts-de-France (...) nous aurons 6.000 doses toutes les semaine à partir de cette semaine", ce qui représente "environ 10% de vaccinations en plus possible chaque semaine", a de son côté indiqué Benoît Vallet, directeur de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France.

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