Dimanche 07 mars 2021

Covid-19: Véran voit "l'adhésion" à la vaccination monter chez les soignants

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a mis en avant dimanche un "engouement qui monte chez les soignants" pour se faire vacciner face au Covid-19, excluant dans l'immédiat toute obligation de vaccination pour ces professionnels.

Après une visite dans un centre de vaccination de Boulogne-sur-Mer, le ministre s'est dit "convaincu que le taux d'adhésion à la vaccination des soignants rejoindra le taux général des Français à la vaccination".

Dans une lettre diffusée vendredi, il avait appelé les soignants à se faire vacciner "rapidement" au nom de la "sécurité collective".

Les sept ordres des professions de santé ont fait écho à cet appel dans un communiqué rendu public dimanche, appelant "d'une seule voix l'ensemble des soignants à se faire vacciner" contre le Covid-19, soulignant qu'il s'agit d'un "devoir déontologique" pour "freiner la propagation de l'épidémie".

Interrogé sur une proposition du député LREM du Pas-de-Calais, Jean-Pierre Pont, de rendre obligatoire la vaccination pour les soignants, le ministre a jugé cette démarche "légitime", mais indiqué privilégier "pour l'instant le dialogue et la conviction".

Il s'est félicité que l'"effort exceptionnel" consenti ce week-end pour accélérer les vaccinations sur tout le territoire français ait permis de réaliser samedi 220.000 injections "contre 80.000-85.000 habituellement les samedis".

"J'espère qu'il y en aura au moins plus de 100.000 aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Tous les élus demandent à ce qu'on ait plus de vaccins, moi-même je demande à ce qu'on ait plus de vaccins", a-t-il ajouté.

En matière de dotation territoriale, "lorsqu'il y a une inéquité qui se crée, quelles qu'en soient les raisons, nous devons évidemment la corriger", a-t-il ajouté, alors que les apports de vaccins ont été renforcés dans les Hauts-de-France après que de nombreux élus aient dénoncé un retard.

Cet effort "nous permet de réduire les écarts régionaux constitués au début de la vaccination", a affirmé Benoît Vallet, directeur de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France.

Il a précisé qu'à sa demande, et pour "rattraper le retard sur les Hauts-de-France (...) nous aurons 6.000 doses toutes les semaine à partir de cette semaine", ce qui représente "environ 10% de vaccinations en plus possible chaque semaine".