Mercredi 10 février 2021

Covid: "un chemin" toujours possible pour éviter le reconfinement, affirme Attal

"Il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement", a estimé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal au vu de l'évolution de l'épidémie de Covid-19, "sur un plateau haut, même s'il apparaît légèrement déclinant depuis une semaine".

"Il faut rester extrêmement prudents, la situation reste fragile", a-t-il souligné lors du compte-rendu du Conseil des ministres, alors que "la situation épidémique a peu évolué depuis deux semaines".

Mais la baisse de 2% de l'incidence du virus sur une semaine démontre selon lui qu'"il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement". "Il n'est pas large mais il existe et nous aurions tort de ne pas tout mettre en oeuvre pour y parvenir", a estimé M. Attal en saluant "la responsabilité extraordinaire des Français" et en répétant que le reconfinement doit être "l'ultime recours".

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait estimé mardi qu'"il est évidemment possible et souhaitable qu'on ne soit jamais reconfinés".

Reste qu'"il est malheureusement trop tôt pour se réjouir", a poursuivi M. Attal, et "il nous faut continuer à tenir ensemble", au vu du niveau de contaminations toujours "important" (environ 20.000 cas détectés par jour), du développement des variants, et d'une campagne de vaccination "à flux tendus".

Il a aussi noté "des disparités territoriales", avec "une cinquantaine de départements" enregistrant "une baisse importante de l'incidence" du virus, "une trentaine" où elle est "stable" et "un peu plus d'une vingtaine" où elle "continue à augmenter".

Il a réitéré l'appel du gouvernement à une "remobilisation" autour du télétravail, indiquant que l'inspection du travail avait réalisé "près de 2.800 interventions dans les entreprises".

Le trafic RATP a, lui, enregistré "un premier très léger" recul, et la part des agents de la fonction publique ayant télétravaillé a augmenté de "trois points" toujours sur la semaine écoulée.

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs tiré un premier bilan de la fermeture des frontières françaises et du renforcement des contrôles: "plus de 1.000 personne ont fait l'objet d'une mesure de non-admission sur le territoire national, dont près de 200 réembarquements immédiats", et "1.444 personnes" n'ont pu sortir du territoire "faute de motif impérieux approprié".

Conséquence, les flux de passagers ont enregistré "une nouvelle chute très importante", par exemple 70% de départ en moins vers les Outre-mer, 40% de moins vers les pays hors Union européenne, 85% vers la République dominicaine ou 80% vers la Tunisie.