Vendredi 19 mars 2021

Nouveau vendredi de manifs pour le climat à travers la France

AFP - LOIC VENANCE

Plusieurs milliers de personnes, principalement jeunes, ont manifesté vendredi à travers la France pour réclamer des actions déterminées contre le changement climatique, dans le cadre du mouvement Fridays for Future, initié par la militante suédoise Greta Thunberg.

Des rassemblements et défilés, comptant de quelques dizaines à plusieurs milliers de personnes, ont eu lieu à Brest, Lille, Nantes, Lyon, Angers, Montpellier, Rouen, Valence, Toulouse, Annecy, Saint-Brieuc, Strasbourg, Grenoble ou encore Paris, selon des journalistes de l'AFP et des images postées sur les réseaux sociaux par "Youth for Climate France", le mouvement organisateur.

La précarité de la jeunesse causée par la crise sanitaire était également au centre des préoccupation, traduite sur de nombreuses pancartes mêlant les deux thématiques, comme un simple "Je veux un avenir" ou "Ma jeunesse sacrifiée. Mon avenir: +7 degrés".

"Nous devons arrêter de continuer à surproduire et à surconsommer comme nous le faisons, pour que notre génération et les prochaines puissent vivre comme il faut, sans tomber malade en respirant la pollution générée par nos modes de vie actuels", lançait Céleste, lycéenne de 17 ans, venue manifester avec ses amies à Besançon, où étaient rassemblées 350 personnes selon la police.

Comme elle, de nombreux lycéens assumaient de "sécher les cours, pas la planète," alors que des étudiants rappelaient qu'ils n'avaient pu mettre les pieds en cours depuis parfois un an.

"On en a marre qu’il fasse chaud, que tout disparaisse et que ce gouvernement ne fasse rien pour que ça s'arrête", lance Nejma, 16 ans, en classe de seconde et qui défile à Lyon (400 manifestants selon les organisateurs, 150 à 200 pour la préfecture).

A Nantes, les 1.500 manifestants, selon la police, ont rejoint le théâtre Graslin, occupé depuis une dizaine de jours dans le cadre du mouvement de protestation du monde de la culture, scandant "Travaille, consomme et ferme ta gueule" ou "Et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité".

A Paris, ils étaient 2.200 selon la préfecture, 10.000 selon les organisateurs, encadrés par un important dispositif policier. Et beaucoup promettaient de revenir dimanche 28 mars, quand de nombreuses organisations appellent à une manifestation pour une "vraie loi climat", avant l’examen à l'Assemblée nationale d'un projet de loi issu de la Convention citoyenne pour le climat, jugé bien trop timide par des nombreux activistes.

burs-so/fmp/dch