Lundi 01 mars 2021

Plan de relance: 26 milliards d'euros déployés, Bercy veut "accélérer"

Environ 26 milliards d'euros du plan de relance ont été déployés depuis son lancement, a indiqué lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a détaillé l'augmentation de plusieurs enveloppes pour "accélérer" encore la reprise malgré la persistance de l'épidémie.

"Nous sommes à 16 milliards d'euros au 1er mars déployés au titre du plan de relance", auxquels il faut ajouter la baisse de 10 milliards d'euros d'impôts de production, a affirmé M. Le Maire lors d'un point presse.

"Nous sommes au-dessus (...) des objectifs", qui visent à mobiliser 40 milliards d'euros à fin 2021, après 10 milliards en 2020, a-t-il ajouté.

Le plan de relance, présenté en septembre dernier, est doté de 100 milliards d'euros de crédits d'ici 2022 afin de soutenir la reprise économique, après une année 2020 marquée par une crise inédite depuis la Deuxième guerre mondiale.

Il comprend trois volets essentiels: le soutien à l'investissement industriel, à la transition écologique, et le soutien à la formation et à l'emploi des jeunes.

D'ores et déjà, ce plan "donne des résultats très tangibles", s'est félicité Bruno Le Maire, citant un chômage des jeunes "contenu", le déploiement des véhicules électriques ou encore l'ouverture de nouvelles liaisons ferroviaires.

Plus de 30.000 entreprises en ont ainsi bénéficié à ce stade, et un million de ménages et de jeunes, a précisé le ministre, qui veut "accélérer" car "c'est maintenant que (...) se joue" la reprise économique.

Pour cela, un milliard d'euros de crédits seront redéployés sur des dispositifs qui croulent sous les demandes, a confirmé M. Le Maire.

La relocalisation des secteurs industriels critiques sera dotée de 250 millions d'euros supplémentaires, soit une enveloppe globale de 850 millions, tandis que le dispositif Territoires d'industrie, qui verse des subventions pour des investissements industriels, bénéficiera de 150 millions d'euros en plus des 400 millions prévus.

Enfin, le financement de la numérisation des petites et moyennes entreprises industrielles voit son enveloppe passer de 280 millions à 880 millions d'euros, a détaillé le ministre.

"Nous redéployons des crédits de projets qui n'avancent pas suffisamment vite vers des projets qui avancent plus rapidement", a justifié M. Le Maire, sans détailler quels budgets seraient réduits en conséquence.

"Seule limite", que "l'objectif des crédits pour le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique reste toujours aussi important", a-t-il précisé. Ce volet du plan représente environ un tiers des crédits mobilisés.