Jeudi 25 février 2021

Yuriy, passé à tabac en janvier, entendu mercredi par les policiers

L'adolescent Yuriy, dont le passage à tabac mi-janvier à Paris avait suscité un émoi national, a été pour la première fois entendu par les policiers mercredi, a appris l'AFP jeudi de sources concordantes.

L'avocat de Yuriy et de sa famille, Me Francis Szpiner, ainsi qu'une source proche du dossier, ont confirmé à l'AFP cette audition révélée par BFM TV.

Selon la chaîne d'info, l'audition a duré 1h30, en raison de l'état de santé du collégien de 15 ans. Ce dernier a évoqué un affrontement datant du 10 janvier qui est, selon le parquet de Paris, à l'origine de la rixe au cours de laquelle il a été passé à tabac, cinq jours plus tard.

Me Szpiner n'a pas souhaité commenter auprès de l'AFP l'état de santé du jeune homme, qui avait été hospitalisé dans un état grave.

Onze jeunes sont mis en examen dans ce dossier, la plupart mineurs et domiciliés à Vanves (Hauts-de-Seine), au sud de Paris. Présentés à un juge d'instruction fin janvier et début février, ils sont poursuivis, selon les cas, pour "tentative d'assassinat" ou "vol avec violences" et "participation à une association de malfaiteurs".

Six de ces jeunes sont incarcérés dans cette affaire de violences entre adolescents issus de quartiers rivaux, qui avait eu lieu sur la dalle de Beaugrenelle, le toit aménagé d'un centre commercial du XVe arrondissement, et révélée une semaine plus tard par la diffusion d'une vidéo.

Cette affaire, qui a suscité l'émoi au sein de la classe politique et chez plusieurs célébrités, a braqué les projecteurs sur les phénomènes des bandes dans la capitale.

Cette semaine, des rixes entre bandes de jeunes en Essonne ont fait deux morts, un adolescent mardi et une collégienne de 14 ans lundi.

Depuis cinq ans, le nombre de bandes apparaît cependant stable, tant sur l'agglomération parisienne que sur la capitale, souligne-t-on de source policière, en précisant que "46 bandes actives" ont été recensées, dont "15" à Paris.